Penser futé !

 

Pour ou contre une économie de bouts de chandelles

 

Certains cyclistes s’amusent à alterner deux chaînes tous les 2000 kilomètres pour que leur équipement dure plus longtemps. D’autres sont tombés sur des réparateurs originaux, prêts à fraiser un à un les pignons pour les faire durer plus longtemps.

 

 

Demandez aux autres ce qu’on sait faire tout seul

 

Lors des révisions demander de contrôler le guidon et de resserrer les boulons. Ils ont du matériel plus adapté, ça prend trois minutes et c’est mieux que de le faire tout seul en rase campagne.

 

 

Ne pas acheter un pneu au bazar

 

J’ai changé mon pneu arrière après 6400 kilomètres avec un pneu acheté au bazar. Le second pneu a duré un kilomètre et il s’est tellement déchiré que ma chambre à air s’est retrouvée sur le goudron et n’a évidemment pas tenu le choc. J’étais vert. Heureusement que j’avais un pneu de rechange; et un bon !

 

 

Ne pas accepter de transporter des produits pour des inconnus

 

Six jantes cassées. J’en ai cassée une en Lettonie, puis une autre en Géorgie. Comme la seule jante disponible n’était pas compatible avec mon moyeu, j’ai échangé mon moyeu avec celui que le mécano avait au fond de son garage. Celui-ci a bien vite eu du jeu. Cinq milles kilomètres plus loin la jante, certainement de mauvaise qualité, a fait une sorte de bulbe à l’endroit du freinage. Le plus simple fut de racheter une nouvelle roue. J’ai perdu un moyeu dans l’affaire.

J’ai changé ma jante avant toute gondolée au Kazakhstan, puis ma jante arrière en Mongolie avec une autre de mauvaise qualité qui n’a tenu que jusqu’en Kirghizie. Espérons que je serai plus chanceux dans le futur.

 

 

Ne pas suivre les bons conseils des voyageurs futés et d'internet

 

Les blogs et forums amènent de longues tartines parlant des démarches administratives, fautes d’orthographes ahurissantes en prime : « « Nous sommes John et Sara du Mississipi. Après avoir pris un bon déjeuner à notre hôtel, nous nous sommes rendus à l’ambassade russe pour faire une demande de visa. Nous sommes arrivés le samedi matin et avons appris que l’ambassade serait fermée tout le week-end. Le lundi, nous avons appris que le bureau en question n’ouvrait que le mardi. Après un autre excellent déjeuner, nous sommes arrivés à l’ambassade dans l’après-midi et nous avons alors appris que le bureau n’était ouvert que le mardi et le vendredi matin. Nous avons ainsi perdu une semaine à cause des horaires très contraignants et nous avons compris à quel point il était difficile de voyager sous une dictature. Le mardi suivant l’ambassade était noire de monde. Quand notre tour est arrivé, nous nous sommes approchés du guichet. Le réceptionniste n’était pas souriant et, en plus, il avait un fort accent russe. Il nous a dit qu’il fallait des documents en plus du passeport dont une lettre d’invitation et une autorisation de séjour au Kazakhstan ». J’exagère à peine.

Recevoir un visa russe à Almaty était considéré comme pratiquement impossible par le web même en parlant russe. Je suis arrivé à l’ambassade quasiment déserte vingt minutes avant la fermeture : « Give me your documents ». Ok, votre visa sera prêt dans sept jours, le 14, allez s'il vous plaît au guichet d’à côté pour payer les frais consulaires. Aussi simple que ça.

D’autre fois, des dialogues étonnant apparaissent le long des routes : « tu es passé par là ? il y avait du vent et la route n’était pas asphaltée et c’est monotone. Je le sais, c’était écrit sur un site ». A Quoi bon voyager si tu sais déjà tout ?

La Karakorum highway est sûre jusqu’à Islamabad parce que John et Sarah l’ont traversé et n’ont pas eu de problèmes. Dans un village, les autochtones leur ont même sourit. Si une personne passe sans problème alors ça veut dire que c’est bon ! Les considérations géopolitiques apparaissent soudain bien futiles.

 

 

 

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