Conseils pour voyages en Asie centrale

Route au beau milieu du Kazakhstan.

 

Vous trouverez sur cette page des conseils pour voyager à vélo en Ouzbékistan, au Kazakhstan et au Kirghizistan.

Kazakhstan à vélo

 

 Route : Il y a d’un côté les grands axes en assez bon état mais qui peuvent faire de larges détours notamment dans l’Ouest. Les plus petits axes sont souvent en mauvais état et abandonnés depuis plusieurs décennies : Les automobilistes ont créés des pistes parallèles à la route principale pour éviter les nids-de-poule. Plus on va vers l’Est plus le trafic s’intensifie. Sur les axes moins courus les voitures sont rares.

Les automobilistes klaxonnent souvent pour encourager. Dans l’Ouest et le centre du pays, ils s’arrêtent souvent pour discuter. Le vent rend l’avancée difficile dans ce pays si plat surtout dans l’Ouest. Au printemps et au début de l’été, le vent venait le plus souvent de  l’Est. Dans les steppes, les zones d’ombres sont quasi inexstantes et le soleil peut taper fort.

Camping : Camping sauvage facile, les larges étendues ne manquent pas. Hébergement possible dans toutes les petites bourgades.

Langues : Le Kazakh, de la famille des langues turques, reste la langue de référence à la campagne et surtout dans l’Ouest. Il est concurrencé par le russe avant tout dans le Nord-Est et dans les plus grandes villes. A Almaty, il n’est pas rare de rencontrer des kazakhs (ou des membres d’une des minorités du pays) ne parlant pas le kazakh. Le russe est bien parlé dans tout le pays, même à la campagne. Leur accent est agréable. Le niveau de russe est l’un des plus élevé des pays de l’ex-URSS. En dehors des plus grandes villes, les connaissances d’anglais sont rudimentaires. 

Visa : En 2016, il était possible de voyager deux semaines dans le pays sans visa. Le visa touristique le plus long est d’une durée de trois mois. J’avais dû obtenir une invitation d’une agence touristique kazakhe et l’ambassade avait pu émettre mon visa en trois jours. Petit Bémol: le visa interdit de rester 90 jours d’affilée. Il faut entrer et sortir du pays tous les 30 jours ce qui est très pratique pour un pays de la taille du Kazakhstan. La première fois que j’ai dû sortir du pays la frontière kirghize était distante de 36 heures en train !!!

Intérêt touristique : J’ai adoré voyagé au Kazakhstan et compte y retourner pour sa vie religieuse et parce que la population est accueillante. Cela étant dit l’intérêt touristique est très limité. Les lieux intéressants existent mais ils se perdent sur un vaste territoire de steppes monotones. Pour qui ne parle pas le russe ou n’a pas d’objectifs particuliers au Kazakhstan d’autres pays semblent plus adéquats.   

Remarques complémentaires :

Il peut ne plus y avoir de village pendant une centaine voire même 200 kilomètres et certaines routes sont désertes. Il est indispensable de prendre à manger et à boire en suffisance. Chaque village à son épicerie.

Population très accueillante et prête à aider.

 

 

 

 

Kirghizie à vélo

 

Routes:

Routes à la qualité de revêtement très variable. Elles sont généralement en assez bon état. La plupart des routes sont en montagne avec quand même pas mal de tronçons plats le long des lacs ainsi qu’aux alentours de Bichkek et d’Och.

Les automobilistes sont corrects pour la région et ne s’attaquent pas aux cyclistes contrairement à ce que j’ai pu lire ici et là.

 

Camping :

Camping sauvage facile à la montagne. Aux alentours des agglomérations les constructions s’étirent à l’infini le long des routes ce qui rend le camping plus ardu. Hôtels généralement disponibles dans les petites bourgades.

 

Langues :

Le Kirghize est une langue turque très proche du kazakh. Le russe est très bien parlé à Bichkek où une partie de la population ne parle même pas le kirghize. Il est également bien parlé à la campagne mais il arrive qu’il ne soit pas compris. Le niveau de russe est moins bon au sud du pays. En dehors des plus grandes villes, les connaissances d’anglais sont rudimentaires. 

 

Visa :

60 jours sans visa et on peut sortir et rentrer à nouveau dans le pays pour obtenir 60 jours supplémentaires.

 

Intérêt touristique :

Pédaler dans les montagnes est fascinant. Je pense cependant que la destination est surévaluée car il existe des montagnes dans d’autres pays, les routes sont un peu trop fréquentées par les automobilistes, la barrière de la langue est difficile à surmonter, l’offre culturelle est limitée.

 

Remarques complémentaires :

Population très accueillante et prête à aider.

 

 

 

Ouzbékistan à vélo

 

Route :

Roues souvent trop grosses et fréquentées (population concentrée dans les mêmes régions). Il n’est pas toujours possible de trouver une alternative par de petites routes. J’ai passé un des rares cols du pays, c’était sympa mais évidemment c'est sans comparaison avec la Kirghizie et le Tadjikistan.

 

Camping :

Il n’est pas très compliqué de faire du camping sauvage. On est vite amené à demander aux gens où il est possible de camper car entre les constructions et les champs, la place est souvent limitée.

Langues :

L’Ouzbek est de la famille des langues turques. Le niveau de russe est bien plus bas qu’en Kirghizie ou au Kazakhstan. Cela se ressent surtout à la campagne. On trouve quand même facilement un locuteur de russe. Les connaissances d’anglais sont rudimentaires. 

Visa :

Visa de trente jours avec possibilité de sortir du pays à échéance pour en faire un nouveau. Le visa peut se faire facilement à l’ambassade. Il est aussi possible d’obtenir un e-visa. Il est facile à obtenir mais le site bug si les photos ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur. Dans les pays avoisinants de nombreuses échoppes peuvent faire des photos aux normes pour une somme modique.

 

Intérêt touristique :

Pour faire du vélo, les possibilités sont assez limitées mais c’est toujours sympa de s’imprégner de la culture du pays.

Quelques belles villes.

 

Remarques complémentaires :

Population très accueillante et prête à aider.