La magie kazakhe (Kazakhstan, avril-juillet 2016)

Mes gants de vélo plaisent au douanier Kazakh :

-          Tu me les donnes ? (подаришь)

-          Non.

-          Tu me les donnes ?

-          Non!

-          Tu me les donnes ?

-          Non!

-          Tu me les donnes ?

-          Non!

-          Mais non, je rigolais, je sais bien que tu en as besoin.

Me voici arrivé au Kazakhstan! 

 

Enfants jouant au bord de la mer Caspienne à Aktau…

Camping dans les steppes du Kazakhstan. Je dis steppe parce que les kazakhs utilisent ce mot bien qu’il s’agisse d’un abus de langage : la région est trop aride pour être considérée comme une steppe. Elle est classée par le WWF dans l’écorégion des déserts et brousses xériques.

J’ai vu de l’eau et j’ai marché… Je n’ai rien trouvé… Au loin, le mirage continue…

Par endroits, particulièrement désertique…

Ma plus belle route! Un paysan déplace ses chevaux vers un plateau surélevé avant l’orage.

Les chevaux vivent ici en semi-liberté.

« Bonjour, Mme la Vache, vous attendez aussi le bus » demande Mr Chameau.

« Il ne faut pas jouer avec les objets du Monsieur » viendra bientôt dire la grand-maman.

A l’entrée d’un bistrot, un mobilier pour se laver les mains sans eau courante.

En quittant un camping sauvage, je croise plusieurs tortues, à l’aise dans cet univers de steppe.

Des arbres, chose inhabituelle dans ces steppes plates et monotones.

Un chameau tirant la citrouille de Cendrillon ?

A l’entrée de la mosquée… Y en a, j’vous jure! Mais pourquoi le tabac et le vin ne sont pas interdits pour les femmes ?

Un grand moment d’amitié pendant deux jours. Et ici encore, c’est une femme (musulmane) qui m’a invité.

Les profs retapent leur école d’art pendant les vacances scolaires.

Le président a un projet pour le pays, rappelé sur cette route: « Kazakhstan 2050. Fleuris, mon Kazakhstan natal ».

Un panneau solaire pour chaque lampadaire sur ce site au milieu de nulle part…

Dès la nuit tombée, les moustiques me prennent d’assaut…

Un autre moment d’amitié, avec sur mes genoux, des victuailles que je n’ai pas pu refuser.

Dans un petit magasin proche de la frontière russe, la vendeuse m’offre cadeaux sur cadeaux tellement contente de voir un étranger. Elle me fait signer le livre d’or du magasin réservé aux passants exceptionnels!

« Conducteurs, respectez les limitations de vitesse ».

 

Je suis invité pour mon dernier jour au Kazakhstan par Kaïrat qui porte en permanence une longue barbe de prophète et un chapeau musulman. J’y rencontre sa femme, cheveux à l’air et portant une longue robe. Elle n’hésite pas à me prendre par l’épaule pour la photo. La prière du matin de Kaïrat me sauve : j’arriverai à l’heure à la frontière. L’islam a compris  que l’avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt!