Conseils pour voyager à vélo en Europe

 

Vous trouverez ci-dessous des conseils pour voyager à vélo dans les pays suivants:

- Suisse

- Allemagne

- République tchèque

- Pologne

- Lituanie

- Lettonie

- Estonie

- Biélorussie

- Ukraine

- Moldavie

- Roumanie

- Bulgarie

 

L’Allemagne : Bavière, ainsi que Bade-Wurtemberg et Schleswig-Holstein (Lors d’autres voyages)

 

Piste cyclable : Réseau important souvent fréquenté et en bon état. Certains itinéraires sont très prisés par les cyclistes. Certains tronçons des routes nationales ont une piste cyclable accolée. Superbes itinéraires le long des rivières (cf. Offices du tourisme ou internet).

Route : Pas mal de possibilités de prendre des petites routes, peu fréquentées. En Bavière, en dehors des régions montagneuses, il y a de temps en temps de belles bosses, parfois raides.

Camping : Le camping sauvage est en théorie interdit, toléré dans la pratique. Avec un peu de chance on peut croiser un paysan qui aura certainement un champ. De nombreux campings bien entretenus à moins de 10 euros pour une tente, une personne et un vélo.  

Langues : Je  m’imagine toujours des dialectes incompréhensibles. Je pensais que l’accent bavarois serait difficile à comprendre. Force est de constater que les gens arrivent souvent à adapter leur niveau de langue.

Remarques complémentaires : Voyager à vélo est un bon moyen d’être bien considéré en Allemagne et de s’attirer les sympathies. Là-bas, la bicyclette est bel et bien une petite reine.  Définitivement, un des pays du nord-ouest de l’Europe les plus hospitaliers !

Paysages variés, rarement monotone. Au cas où ça le deviendrait, les petites bourgades permettent de se rattraper.

Comme en Suisse, souvent des gros magasins (difficile  de garder un oeil sur son vélo)... Le top pour se faire piquer son vélo...

 

La Suisse

 

Piste cyclable : Vaste réseau en dehors des villes. Elles partent dans tous les sens et on se retrouve vite dans un jeu de parcours fléché. On rate une flèche et on est dans le décor. Les pistes cyclables de la vallée du Rhône apparaissent comme une exception.

Les pistes cyclables sont souvent une alternative rafistolée  à la route. Elles consistent souvent en une liaison de tronçons tombés en désuétude. Parfois, on se retrouve dans un parcours parfait pour les championnats du monde de cyclo-cross. On goute alors une magnifique vue sur la route nationale qui serpente de façon bucolique et sans gros pourcentage à travers les collines. Il vaut mieux acheter toutes les cartes correspondantes pour savoir à quoi s’attendre et ne pas se perdre.

Routes : Réseau dense et bonnes infrastructures mais, en dehors des montagnes, beaucoup de circulation et les pistes cyclables ne sont pas toujours des alternatives directes et agréables. Cela dit les conducteurs font attention aux vélos.

Camping : Camping sauvage facile dans les montagnes. En plaine, pas mal de régions sont très urbanisées et densément peuplées. Pas mal de camping, mais à 20 euros la nuit pour une personne sans compter le prix du jeton pour l’eau chaude dans la douche pendant trois minutes, je trouve ça un peu cher…

Langues: Pas de problèmes dans la partie francophone ; dans la partie allemande, les connaissances de français sont une réalité même si ça se complique plus on va vers l’Est. C’est toujours sympa d’entendre les suisses-allemands s’appliquer à parler en bon allemand pour être sûr qu’on les comprenne. Dans la partie italophone, le français est souvent bien compris.

Remarques complémentaires: Souvent des gros magasins (difficile  de garder un oeil sur son vélo)... Le top pour se faire piquer son vélo...

 Paysages variés, rarement monotones.

 

La République tchèque

 

Piste cyclable : Vaste réseau, avec une numérotation des itinéraires à quatre chiffres et des itinéraires de couleurs ! Les pistes cyclables sont en général agréables. Pour ne pas se perdre, il vaut mieux se procurer les cartes détaillées (il y en a pour tout le pays).

Route : Réseau agréable, il est possible d’éviter les grosses routes en alternant pistes cyclables et petites routes. Les routes secondaires, sont en général de bonne qualité et peu fréquentées.

Camping : Camping sauvage facile, Beaucoup de zones inhabitées. Relativement peu de campings. Mais on peut parfois tomber sur des campings pas cher ou règne une grande liberté (droit de faire du feu, dormir à la belle étoile, …).

Langues: L’anglais permet pas mal de fois de sans tirer, surtout dans les villes. Il n’est pas si rare de rencontrer des gens avec un très bon niveau. L'allemand est parfois compris surtout à l'Ouest. Le russe est très utile pour comprendre quelques rudiments (mais vraiment des rudiments). Un poil plus facile à l’écrit. Pas mal de personnes ont eu du russe à l’école mais ils ont le plus souvent tout oublié.

Remarques complémentaires : Nourriture grasse et bière bon marché. L’idéal pour reprendre du poil de la bête. La campagne est bien différente des grandes villes. En dehors de petits villages regroupés, il n’y a guère que forêts et champs. Quelques petites ascensions permettent d’éviter la monotonie des paysages…

Les magasins sont souvent de tailles moyennes ce qui  rend le contrôle de son vélo plus aisé.

Un des pays les plus prospères d’Europe de l’Est (et ça se sent très vite).

 

La Pologne (Est)

Route : Parfois les routes régionales viennent d’être refaites et elles ont l’allure d’une semi-autoroute sur laquelle il ne passe personne. D’autres fois, elles sont étroites et très fréquentées. En règle générale, le réseau est de bonne qualité mais très fréquenté.

Piste cyclable : Dans les villes, pistes cyclables le plus souvent peu entretenues. La route est parfois plus agréable. En dehors des villes, réseau d’itinéraires très clairsemé. J’ai préferé faire mon propre itinéraire. Cela dit, dans d’autres régions de la Pologne, elles sont certainement plus présentes. Un réseau existe (cf. Offices du tourisme ou internet).

Camping : Camping sauvage facile, Beaucoup de zones inhabitées. Peu de campings dans la partie Est.

Langues : L’anglais permet pas mal de fois de s'en tirer, surtout dans les ville. Il n’est pas si rare de rencontrer des gens avec un très bon niveau.  Le russe est très utile pour créer une langue commune. Il permet laborieusement de se comprendre et même de faire de l’humour. Pas mal de personnes ont eu du russe à l’école mais ils ont le plus souvent presque tout oublié. J’ai aussi été surpris de rencontrer quelques personnes parlant très bien une autre langue européenne (italien, espagnol, français, allemand). Mais j’ai peut-être seulement été chanceux.

Remarques complémentaires : Pays agréable à vélo.

Beaucoup de petits magasins ce qui permet de garder toujours un œil sur son vélo.

Pays où on sent qu’il y aura toujours quelqu’un pour vous aider en cas de coup dur.

Paysage un peu monotone mais pas mal de surprises aux niveaux des constructions, mode de vie et nature.

Les histoires de personnes s'étant fait piqué son vélo dans les grandes villes abondent. Il n'y a pas besoin d'être un descendant d'Arsène Lupin pour faire sauter un cadenas et revendre "son" vélo via internet à un prix honorable est désormais chose facile!

 

Lituanie

Route : Nombre important de routes non-asphaltées, pas franchement désagréables mais difficile d’aller vite, on s’enfonce un peu et les petites vaguelettes du terrain parfois constantes se ressentent une à une. Cela dit, on peut très bien faire un très beau tour du pays en évitant ces pistes. Les routes ne sont pas très fréquentées et les automobilistes bien attentionnés

Piste cyclable : Réseau pauvre même dans les villes. Je n’ai pas trouvé évident l’entrée dans Vilnius. Un réseau d’itinéraires cyclistes existe (cf. Office du tourisme ou internet).

Camping : Camping sauvage facile, Beaucoup de zones inhabitées. Pas trop difficile non plus d’obtenir l’autorisation de camper dans des champs. Peu de campings à l’intérieur des terres. Facile à trouver en bord de mer…

Langues Si vous ne parlez pas le letton, le lituanien vous semblera complètement inaccessible. Le russe est bien compris, par les gens de plus de trente ans. Même s’ils n’ont plus trop l’habitude de le parler, leurs connaissances se réveillent vite. Les plus jeunes ont plus de peine, ça varie de régions en régions. Par exemple, Vilnius est relativement russisé. Les personnes baragouinant l’anglais ou le parlant couramment ne sont pas rares surtout dans les villes. Les jeunes le parlent mieux mais j’ai rencontré des personnes de l’ancienne génération qui se débrouillaient.

Remarques complémentaires :

Beaucoup de petits magasins ce qui permet de garder toujours un œil sur son vélo.

Pays où on sent qu’il y aura toujours quelqu’un pour vous aider en cas de coup dur.

Paysage un peu monotone.

Les champs sans fin prennent le dessus sur les magnifiques forêts.

Un des pays les meilleurs marchés de la zone euro.

 

Lettonie

Route : Même remarque que pour la Lituanie pour les routes non-asphaltées. Celles-ci sont plus répandues en Lettonie qu’en Lituanie. Même des routes apparaissant sur la carte comme importantes ne sont pas asphaltées. Réseau relativement peu fréquenté mais automobilistes un peu moins discipliné que dans les pays ci-dessus (Rien de bien méchant).

Piste cyclable : Réseau pauvre même dans les villes. Entrée dans Riga assez agréables si on tombe sur les bonnes pistes. Un réseau d’itinéraires cyclistes existe (cf. Office du tourisme ou internet).

Camping : Camping sauvage facile, Beaucoup de zones inhabitées. Pas trop difficiles non plus d’obtenir l’autorisation de camper dans des champs. Peu de campings à l’intérieur des terres. Facile à trouver en bord de mer…

Langues: Si vous ne parlez pas le lituanien, le letton vous semblera complètement inaccessible. Le russe est souvent bien compris, même par les jeunes. Pour beaucoup, c’est même leur langue maternelle. C’est la langue que l’on entend le plus dans certains quartiers de Riga et dans le centre-ville (touristes russes aidant). Le russe est également la langue la plus parlée dans le sud-est du pays. Les personnes baragouinant l’anglais ou le parlant couramment ne sont pas rares, surtout à Riga.

Remarques complémentaires : Beaucoup de petits magasins ce qui permet de garder toujours un œil sur son vélo.

Pays où on sent qu’il y aura toujours quelqu’un pour vous aider en cas de coup dur.

Paysage un peu monotone en dehors du bord de mer que la route ne longe pas souvent.

Un des pays les meilleurs marchés de la zone euro.

 

Estonie

 

Route : Réseau routier de bonne qualité, le meilleur des pays baltes. Les routes non-asphaltées sont rares. Réseau routier agréable car fréquentation modérée.

Piste cyclable : Réseau bien développé. Aucun problème pour entrer ou circuler dans Tallinn. Les villes de provinces, ont, souvent, elles-aussi, développés un réseau de pistes cyclables de bonnes qualités. Entre les villes un réseau d’itinéraires à vélo sur des routes très peu fréquentées est bien développé (cf. Office du tourisme ou internet).

Camping : Camping sauvage facile, Beaucoup de zones inhabitées. Pas trop difficiles non plus d’obtenir l’autorisation de camper dans des champs. Souvent, il y a des zones récréatives agréables où camping, feux de camp et baignades sont autorisés.

Langues Si vous ne parlez pas le finlandais, l’estonien vous semblera complètement inaccessible. Le russe est souvent bien compris, plutôt par les personnes âgées. C’est le pays balte où le russe est le moins bien parlé (en dehors de la région tout à l'Est) et l’anglais le mieux parlé.

Remarques complémentaires :

Beaucoup de petits magasins ce qui permet de garder toujours un œil sur son vélo.

Pays où on sent qu’il y aura toujours quelqu’un pour vous aider en cas de coup dur.

Paysages très boisés, L'estonie est le pays le plus boisé des pays baltes.

Magnifiques routes et chemin le long d’un bord de mer paisible et bien conservé.

Activités intéressantes dans les villes qui cherchent à dynamiser le tourisme.

Globalement, le pays balte le plus accessible et adapté pour la randonnée à vélo.

Plus cher que les autres pays baltes (Rien de dramatique non plus).

 

Biélorussie

Une piste en Biélorussie. je me demande ce que ça donne quand il pleut ...

 

Route : Les grands axes sont goudronnés et d’assez bonne qualité mais parfois un peu étroits. Le reste du réseau est fait de pistes sableuses aux indications déficitaires. Il est cependant possible de trouver un atlas routier de qualité.

Piste cyclable : J’y ai vu quelques embryons. J’ai aussi entendu parler d’une loi qui attend des cyclistes qu’ils utilisent le trottoir. D’ailleurs ceux-ci sont souvent assez larges. Je n’ai rien vu au sujet des itinéraires à vélo entre les villes mais dès que vous sortez des grands axes, vous ne croisez plus grand monde…

Camping : Camping sauvage facile, beaucoup de zones inhabitées. C’est un domaine peu légiféré. Dans certains, pays, les gens ont parfois peur que vous alliez abîmer la pelouse ou saligoter les lieux. En Biélorussie, il n’y a pas cette crainte, ce qui facilite les choses pour le campeur de passage. Revers de la médaille, en dépit d’une vaste campagne de prévention (voir photo ci-dessous), il n’est pas rare de devoir commencer par ramasser les détritus avant de s’installer.   Je n’ai pas vu de camping mais je n’ai pas cherché non plus.

Langues : Le biélorusse est très rarement parlé. Si beaucoup le comprennent, ils préfèrent le russe. Parfois quelques mots de biélorusse viennent se glisser dans les discours en russe mais, globalement, la compréhension n’est pas problématique. En dehors du centre des grandes villes, c’est vraiment rare d’entendre parler une autre langue, …

Visa : Visa d’un mois ou de trois mois à demander à l’ambassade. Le seul problème est qu’il faut avoir une lettre d’invitation. Vous pouvez soit la demander à un organisme par exemple (Prime Tour à Minsk). Parfois, vous avez la possibilité de réserver un hôtel pour quelques jours et le visa vous sera octroyé pour un mois… Vous pouvez aussi demander à une personne privée qui doit aller le chercher au bureau compétent de sa ville et vous l’envoyer. Dans ce cas, il faut que vous alliez vous enregistrer dans la commune de la personne qui vous a envoyé l’invitation dans les cinq jours ouvrables qui suivent votre entrée sur le territoire biélorusse.

Il est tout à fait possible de faire le visa dans n’importe quelle ambassade de Biélorussie et pas seulement dans celle de votre pays d’origine. Quelques informations erronées circulent à ce sujet sur internet. J’ai aussi entendu ça venant d’un organisme spécialisé dans les procédures de visa, mais du moment où vous leur donnez une adresse même en poste restante, je ne vois pas où est le problème.

Certaines ambassades peuvent octroyer le visa sans invitation. C’est écrit noir sur blanc dans les règles d’octroi du visa. Mais c’est le consul qui décide cela. J’ai entendu que c’était possible dans les pays baltes par exemple. Il y a tellement de personnes qui ont de la famille là-bas ou ont perdu la nationalité biélorusse à la suite de la chute de l’union soviétique qu’il n’est pas impossible qu’ils facilitent la procédure pour tout le monde. Mais dans ce cas, il vous faut prévoir une adresse (par exemple d'un hôtel quelconque) car ils la demanderont  à la frontière (et l’enregistrement dans une commune de Biélorussie est quand même nécessaire).

A l’ambassade, ils m’ont aussi demandé une attestation d'assurance maladie et accident. Comme la mienne ne convenait pas, ils m’ont donné l’adresse d’un organisme touristique les faisant pour 10 euros à deux pas de l’ambassade.

Ah oui, j’oubliais : Toutes ces procédures ne sont pas gratuites.

 

Remarques complémentaires :

Beaucoup de petits magasins avec toujours le même genre de produits.

Pays où l’on se sent en sécurité. Le vol de vélo n’est pas un sport national. Le seul risque semble être la circulation (comme partout).

Population accueillante.

Paysages assez  boisés avec des lacs dissimulés. Souvent des champs (de blé le plus souvent) à perte de vue… Petite collines très tendres et douces. 

 

Ouest de l'Ukraine

Affiche en ukrainien. Littéralement: "Soyez des hommes! Ne cochonnez pas la forêt!"

 

Route : Certainement les moins bonnes d’Europe. Cela dit les plus grands axes sont en général correct. J’ai vu des routes dans les Carpates en état de décomposition avancée, où l’on doit slalomer entre les nids de poule. Par contre, toutes ces routes sont asphaltées même si parfois on a de la peine à trouver l’asphalte blottie qu’elle est entre les nids de poule. Il aurait mieux valu  limiter l’asphalte aux grands axes et laisser les autres routes sous forme de pistes moins onéreuse à l’entretien.

Piste cyclable : Très honnêtement, j’en ai pas souvenir, … Attendez, je cherche…. Je n’ai rien vu au sujet des itinéraires à vélo entre les villes.

Camping : Camping sauvage facile, beaucoup de zones inhabitées. Dans certaines régions, le pays a investi dans des aires de repos assez agréables mais souvent sans eau. Je n’ai vu qu’une fois un camping mais il y avait aussi un hôtel à 7 francs la nuit à côté… Dans certaines régions, une kyrielle d’hôtels plus que corrects à prix modiques (3 à 10 francs, déjeuner non compris).

Langues : L’ukrainien est une langue passionnante avec de multiples dialectes, des sonorités proches du polonais qui se russifient à chaque fois que l’on va vers l’Est. D’ailleurs, les ukrainiens utilisent parfois le russe entre eux quand l’accent entre deux régions est différent.  Si vous parlez l’allemand essayez de converser avec un locuteur germanophone dans cette langue, leur accent est magnifique. En Ukraine, le russe est, qu’on le veuille ou non, une réalité. D’ailleurs pour beaucoup de personnes, le russe est la première langue (la moitié de Kiev, Odessa, le Donbass, …). Même dans l’Ouest, la région la moins russisée, le russe est compris sans problème. Par contre, les gens ont souvent plus de peine pour s’exprimer. Il arrive souvent de recevoir des réponses avec un accent si fort qu’on croirait entendre du polonais ou alors simplement un ukrainien métissé. Il n’est pas rare d’assister à des discussions où une personne parle en russe et l’autre répond en ukrainien, les deux se comprenant parfaitement. C’est pour cette raison que, parfois, les gens vous répondent en ukrainien en partant du principe que si vous parlez le russe, vous comprenez l’ukrainien. Cela dit, les langues les plus proches de l’ukrainien sont certainement le polonais et le biélorusse.  En dehors du centre des grandes villes, c’est vraiment rare d’entendre parler d’autres langues, … Parfois quelques ukrainiens revenant au pays (souvent d’Italie).

Visa : Tampon reçu à la frontière pour trois mois. Pas besoin  de visa. Aucune difficulté particulière.

Sécurité : Pas de problèmes de sécurité dans l’Ouest. La guerre est bien loin. Attention, au vol de vélo dans les grandes villes (sport national). La mauvaise qualité des routes rend le trafic plus lent ce qui limite le risque d’accident... Il y a un bon côté à tout.

 

Remarques complémentaires :

Population accueillante.

Pays avec de belles villes, des villages dynamiques, des cours d’eau, des montagnes (ok, plutôt de grandes collines, venant de Suisse… ça ressemble plutôt aux Vosges…)

Ici aussi on a coutume d’utiliser la forêt comme une poubelle.

 

Moldavie

 

Route : Quelques routes qui méritent d’être refaites, quelques pistes de sable… Mais le réseau est assez agréable pour un cycliste.

Piste cyclable : Alors ça, c’était plutôt poilant. A Chisinau, il y avait de temps en temps une indication de piste cyclable sur la route, ça durait au maximum 100 mètres avant de s’évanouir… A moins qu’elle ne vous fasse déboucher sur un panneau d’interdiction pour les vélos. Je n’ai pas vu d’itinéraires cyclistes. S’il y en a, ils sont bien cachés.

Camping : Camping sauvage facile et c’est un domaine peu légiféré. Les endroits où c‘est possible sautent aux yeux. Forêt peut-être un peu moins sale que les pays environnants. Je n’ai pas vu de camping mais je n’ai pas cherché non plus. Le tourisme n’est pas le point fort de l’économie moldave.

Langues : Le moldave est en fait du roumain appelé moldave pour des raisons politiques. Besoin de différenciation d’avec la Roumanie à l’époque communiste. Le russe est partout bien compris et leur accent est vraiment agréable. Pas mal de russophones ne parlent pas très bien le moldave. Ici aussi, on rencontre çà et là des locuteurs français ou italiens, conséquence de l’immigration.

Visa : Tampon reçu à la frontière pour trois mois. Pas besoin  de visa. Aucune difficulté particulière.

Remarques complémentaires :

Beaucoup de petits magasins

Pays où l’on se sent en sécurité.

Population accueillante.

Beaucoup de collines, parfois assez raides. Paysage agréable,  très rural.  

 

Roumanie

 

Route : Réseau de bonne qualité. Mais certaines grosses routes sont vraiment pas adaptées aux cyclistes et les automobilistes pas les plus avenants. C’est un peu, je klaxonne pour que tu dégages. J’avais déjà vu ça depuis la  Biélorussie mais pas avec une telle ampleur.

Piste cyclable : Il y a parfois des pistes cyclables, d’assez bonne qualité dans les grandes villes. Je n’ai pas vu d’itinéraires cyclistes mais il y en a, c’est sûr (par exemple les itinéraires européens).

Camping : Camping sauvage facile dans les montagnes. Dans les régions plus agricoles, les habitants se montrent souvent compréhensifs. Je n’ai pas vu de camping…

Langues : « Le roumain, c’est une langue latine, ça devrait pas être trop dur à les comprendre …». Parfois, j’ai compris quelques petites choses, parfois même des emprunts russes, mais ç’est loin d’être évident. Notons que dans de nombreuses régions de Transylvanie, le hongrois est la langue maternelle de la majorité. J’ai aussi rencontré beaucoup de personnes qui avaient vécu en Italie ou en Espagne et qui parfois parlaient avec un magnifique accent sicilien. J’ai rencontré des grands-mères ayant de bons restes de français appris à l’école, des jeunes gens prometteurs ayant un bon niveau d’anglais et un moldave, parlant couramment le russe, venu voir si l’herbe est plus verte en Roumanie (et sa réponse est : « oui, elle l’est). Une véritable tour de Babel.

Visa : Pas besoin  de visa. C’est l’UE dans toute sa splendeur. Quelle chance on a de pouvoir passer les frontières sans être jamais inquiété!!! Ok, c’est bon, j’arrête.

Remarques complémentaires :

Beaucoup de petits magasins

Pas de problèmes de sécurité.

Population accueillante mais grosse méfiance envers les tsiganes.

Paysages très variés entre collines, forêts, plaines, petites montagnes.

C’est aussi un pays où certaines personnes trouvent très bien de laisser leurs déchets dans la forêt après un pique-nique, plutôt que de les ramener chez eux. Cela dit, le problème semble moins grave qu’en Biélorussie ou en Ukraine.

 

Bulgarie

En utilisant que mes connaissances de Russe, j'arrive à comprendre un peu près ceci: "Il n'est pas permis qu'une personne (litt. un visage) passe la nuit sans passeport et enregistrement. Le mouvement dans le périmètre du monastère en costume de bain est interdit!". Pas mal, non?

 

Route : Réseau de bonne qualité. Quelques petites routes, un peu juste en voiture mais agréable à vélo. Beaucoup de choix dans les itinéraires pour éviter les grosses routes. 

Piste cyclable : Je n’en ai pas vu. Mais je suis resté dans des villes de seconde importance. Je n’ai pas vu d’itinéraires cyclistes mais il y en a, c’est sûr à commencer par les itinéraires européens.

Camping : Camping sauvage facile dans les montagnes. Dans les régions plus agricoles, les habitants se montrent souvent compréhensibles. Je n’ai pas vu de camping…

Langues : L’anglais est de temps en temps plus ou moins baragouiné. D’autres langues sont parlées comme l’italien et l’espagnol par des personnes y ayant émigrés… La génération des 30-35 ans et plus, parle assez souvent le russe. Ce n’est de loin pas le niveau des anciens pays de l’URSS et leur russe est passablement bulgarisé mais il y a moyen de se comprendre. Le Bulgare doit être une des langues qui ressemble le plus au russe. Surtout à l’écrit. Voir ci-contre. Cela dit, les discussions sont quand même très laborieuses avec une personne parlant que le Bulgare.

Visa : Pas besoin  de visa. C’est l’UE dans toute sa splendeur. Quelle chance on a de pouvoir passer les frontières sans être jamais inquiété!!! Ok, c’est bon, j’arrête

Remarques complémentaires :

Beaucoup de petits magasins

Pas de problèmes de sécurité.

Population accueillante mais méfiance envers les tsiganes.

Paysages très variés entre collines, forêts, plaines, petites montagnes. Températures plus clémentes que dans le reste de l’Europe de l’Est.

Forêt et abord des routes un peu sales par endroit.

 

 

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